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"Le voyage d'hiver"
de
Franz
Schubert sur les poèmes de Wilhelm
Müller.
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C'est une oeuvre lyrique "romantique"
du début du XIX ème. 24 tableaux pour 24 lieder sur 24 poèmes
posent les fondations d'un voyage improbable. Face à la désillusion
d'une vie gâchée par le mensonge et la tromperie (les
noms du père)=(les non-dupes errent) F.
Schubert ouvre, avec ces chants, un autre
espace.
Le subtil contraste entre le premier
abord désespéré et l'espoir qui naît après
une multitude d'écoutes est la matière première
du travail d'
Isa
Jipi.
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La dynamique immobile, qui
fige l'hiver et le voyage, rencontre les modes de composition de Schubert
en d'infinies spirales qui refusent à la fois d'atterrir et de décoller.
Ces motifs récurrents sont les éléments modulaires
des compositions ainsi que des palettes chromatiques mises en place pour
une écriture contemporaine atypique jouant sur de nouveaux modes
de
représentations mentales.
L'espace de la représentation
n'est plus au service de la représentation de l'espace.
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La gestuelle apporte le dynamisme
et l'image la fixité, enfin le regard de l'autre y ouvre le temps
en son déplacement (parcours des yeux) et sa lecture (recomposition
d'une histoire).
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